Les sidérites tirent leur nom du grec sideros = fer, à la base du champs lexical de la sidérurgie par exemple. Il est à remarquer que l’on trouve dans la langue francaise un autre mot important d’étymologie similaire, l’adjectif « sidéral ». Cette ressemblance profonde n’est pas fortuite car il faut savoir que la seule source de fer métallique utilisée par l’homme durant le chalcolithique, était les météorites métalliques. Leur nom actuel reflète donc autant leur nature que leur origine.
Etymologie et utilisation dans l'antiquité
Pendant très longtemps, on ignora comment transformer les minerais de fer, telles la limonite, la pyrite… en fer métallique. Le métal/alliage le plus utiliser était alors le bronze. Pendant cette période le fer, forcement météoritique, et donc très rare, était souvent considéré plus précieux que l’or, comme on peut le lire dans L’Iliade. Dans la tombe de certains pharaons, on a même trouvé parmi le trésor royal des ustensiles en fer météoritique.
D'autres anecdotes...
Les
utilisations pratiques pour les météorites se
sont aussi développées en Europe,
et ce jusque très tardivement. La
météorite de Ensisheim fut utilisée
comme
outil de propagande lors de la guerre entre Habsbourg et la couronne de
France,
mais l’utilisation la plus intéressante est celle
faite par les soldats de
Napoléon de la météorite de
Bitburg (découverte en 1805). Ils fondirent
la quasi-totalité de sa masse imposante (1500kg) pour en
faire… des boulets de
canon !! Il n’en reste plus que
Toutes
les sidérites ont en commun un même
mécanisme de formation. Elles dérivent
toutes des chondrites, qui, par agglomérations successives,
ont formé dans le Système Solaire primitif des corps de plus en plus massique.
Tant que la taille
d’un corps ne dépasse pas
Dans les temps qui suivent, le cœur métallique liquide a tendance à dissiper sa chaleur et à cristalliser. Cette chaleur va se dissiper dans les couches rocheuses supérieures, mais arrivée à la surface, l’énergie calorique ne peut se dissiper dans le vide de la même manière (par diffusion de l'agitation moléculaire). L’élimination se fait donc sous forme de rayonnement. Le phénomène est similaire à celui qui vous permet de sentir la chaleur dégagée par un foyer, à travers une vitre ou une grande distance, la chaleur étant portée non par l’agitation moléculaire de l’air ambiant, mais par le rayonnement lumineux émis (dans le spectre visible ou non, et dans le cas de celui ressentit par l’homme, dans l’infrarouge). Des astéroïdes de tailles (et donc de surfaces d’émissions) différentes auront des temps de refroidissement très différents. Ceux-ci vont de 10 000 ans à 10 000 000 d’années. Dans un premier temps le mélange de ferronickel central cristallise en un solide riche en nickel appelé taénite, puis quand le liquide restant est suffisamment appauvris en ce métal, la kamacite (taux de nickel entre 4 et 7.5%) remplis les interstices. Ces deux espèces minérales ont un système cristallin du type cubique à face centrée.

Les structures de Widmanstätten
Classifications
Les
sidérites se subdivisent en trois catégories
principales : les Ataxites, les Octaèdrites,
et les Hexaèdrites.

Un
classement chimique plus strict scientifiquement et plus
systématique
recouvre la double classification précédente (par
la largeur des structure de
Widmanstätten et par contenu de nickel). Elle
s’opère à partir du contenu des
éléments traces iridium, gallium, germanium
platine et or. Replacées dans des
diagrammes spécifiques, les sidérites se
regroupent en 23 catégories. Faiblesse
principale, 25% des sidérites restent non
groupées avec cette méthode :
Diagrammes
de classification par l'Iridium et le Germanium