Les
rumurutites ont tout d'abord été nommées d'après une météorite de 49,5g
découverte en Australie en 1977, Carlisle Lake, mais la redécouverte d'une
chute qui avait été observée à Rumuruti, au Kenya en 1924, a donné son nom
définitif à cette classe. Pendant très longtemps, ces deux roches ont été les
deux seules représentantes des rumurutites. Cependant, depuis le début de la
prospection dans les déserts chauds, leur nombre a considérablement augmenté.
Chimiquement parlant à l’exact opposé des chondrites à enstatite, les
rumurutites ont un contenu en fer presque entièrement représenté sous la forme
de silicates, se trouvant donc associé à
d’autres éléments dans les olivines fayalitiques (Fe(SiO2)).
On a
tout d'abord cru que toutes les rumurutites étaient sans exceptions de type pétrologique
3, et de ce fait quasiment inchangées depuis la genèse du Système Solaire, mais
nous possédons aujourd'hui des exemples de types R3, R4, R5, R6 et mêmes des
pierres bréchiformes mélangeant différentes pétrologies, comme des R3-5, R4-6.
Pour
finir, on trouve de nombreuses inclusions de météorites d'autres types (dites
inclusions xénolithes) dans les rumurutites, notamment des inclusions de
chondrites carbonées comme les chondrites de type CM2.