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Les Météorites Mixtes



Les météorites dites mixtes étaient autrefois appelées « mesosidérites », les classifications actuelles destinant ce terme à l’appellation d’une seule des deux sous-classes des météorites mixtes : les pallasites, et donc les mesosidérites. Cependant, pour une compréhension de la structure générale des météorites mixtes, il n’est pas inutile de rappeler l’étymologie de l’ancienne appellation. 
 
Mesosidérite vient du grec, de sideros = fer, et de meso = milieu/centre (et part extension moitié). Les mesosidérites sont toujours composées d’un mélange, à part volumique quasi égale, de ferronickel et de silicates. Autour de cette composition générale, il est courant d’observer des variations sensibles, dans la nature et la pétrologie des silicates d’une part, et dans la composition de la matrice métallique d’autre part. 
 
Tout le problème des météorites mixtes est qu’elles sont finalement un mélange de deux composants antagonistes qui proviennent de la différenciation d’un astéroïde de bonne taille, et qui n’ont donc rien à faire ensemble. Les masses spécifiques très différentes (autour de 3kg/L pour les silicates et 8kg/L pour la partie métallique) devraient exclure l’existence d'une telle structure dans ces conditions. 
 
La partie silicatée des mesosidérites est principalement composée de plagioclases et de pyroxènes (rarement d’olivine) très métamorphisés que l’ont pourrait comparer aux achondrites HED, la matrice métallique montrant quant à elle souvent des structures de Widmanstätten. Cela conduit à la conclusion que les mesosidérites pourraient résulter d’une immersion de roches achondritiques dans un liquide ferrométallique, conséquent à un impact suivi d’un échange de matière entre deux corps parents de grande taille. La structure mixte montre cela na pas été suivi d’une ségrégation gravifique bien que les silicates aient été subséquemment peu à extrêmement métamorphisée…. Ceci est corroboré par des mesures qui donnent les mesosidérites pour très anciennes (par exemple Vaca Muerta 4.478 +/- 0.09 milliards d’années), époque où les impacts entre astéroïdes étaient extrêmement nombreux. 
 
Les pallasites ont dans la quasi totalité des cas une partie silicatée composée d’olivines qualité gemme et riche en magnésium (de composition proche des achondrites non-groupée NWA 2968 et QUE 93148). La composition de la matrice métallique relie bon nombre de pallasites au plus vaste groupe de sidérites, le type IIIAB (contenu en nickel, germanium, iridium et autres sidérophyles similaire). Il semblerait que les pallasites résultent d’un mélange cœur/manteau d’un corps parent de type IIIAB, où une recristallisation lente a permis le développement de phénocristaux d’olivine et leur chute dans un liquide métallique en solidification. 
 
D’autres groupes de pallasites pour lesquels l’olivine est remplacée entre autre par des pyroxènes, et où le métal ne montre plus d’affinité avec le groupe IIIAB, semblent pourtant résulté d’un mécanisme de formation similaire.

Un mecanisme possible possible de formation des pallasites
Sous-type pétrologique, en fonction du conternu et de l'inhomogenéitée  en Cr2O3