Les
roches météoritiques d’origine lunaire
sont représentées par environ 90
membres, et une cinquantaine seulement si on exclu les chutes multiples
utilisant un numéro de classification officiel différent pour
chaque
spécimen recouvré.
Ces roches, tout comme celles rapatriées par les missions
Apollo, montrent une
très grande diversité chimique et
minéralogique. Pour mettre de l’ordre dans
les référencements, la classification
officiellement utilisée en ce moment
permet une subdivision en trois grands groupes, avec comme discriminant
l’analyse
chimique qui utilise :
Les
« mare basalts » proviennent de
ce que l’on appelle par abus de
langage les "mers lunaires", qui sont les grandes étendues
grises visibles à
l’œil nu en observant notre plus proche voisine.
Ces trapps volcaniques, datant
de 3,8 milliards d’années environ (fin de la
période intense de bombardement
météoritique dans le Système Solaire),
sont comparables à ceux que l’on peut
trouver en Inde, épanchements de lave couvrant plusieurs
milliers de km2 sur
plusieurs mètres/kilomètres
d’épaisseurs. Dans le cas de
La
majorité des météorites lunaires de
type « mare basalt »
récoltées
jusqu’à aujourd’hui,
présentent la particularité
d’être très pauvres en oxydes
de titane, contrairement aux échantillons
récoltés par les astronautes de
Météorite LAP02205, basalte lunaire découvert en Antarctique en 2002
