Les
roches météoritiques d’origine lunaire
sont représentées par environ 90
membres, et une cinquantaine seulement si on exclu les chutes multiples
utilisant un numéro de classification officiel différent pour
chaque
spécimen recouvré.
Ces roches, tout comme celles rapatriées par les missions
Apollo, montrent une
très grande diversité chimique et
minéralogique. Pour mettre de l’ordre dans
les référencements, la classification
officiellement utilisée en ce moment
permet une subdivision en trois grands groupes, avec comme discriminant
l’analyse
chimique qui utilise :
Les anorthosites, composées en majorité voir totalement par le feldspath sodi-potasique qu’est l’anorthose, proviennent de ce que l’on pourrait appeller les « highland » lunaires, plus proches équivalents de ce que l’on nomme sur Terre les plateaux continentaux. Ce sont des météorites bréchiformes tendant à être monomicte avec un contenu assez élevé de calcium et aluminium, contrairement aux roches (basaltiques) provenant des mers lunaires. Leur âge de cristallisation, proche de l’âge de formation de la Lune, démontre qu’il s’agit des recliquas de la croute primitive de ce corps.
DAG 400, météorite de type brèche anorthositique
