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Les chondrites LL


Les chondrites de type LL contiennent moins de 7% de fer à l'état libre/natif (d’où leur nom de LL, pour « Low Low métal »), puisque formées relativement loin du Soleil (zone entre les chondrites de type L et les rumurutites) dans les conditions chimiquement les moins réductrices des chondrites ordinaires. Elles peuvent pour cette raison être aussi désignées sous le nom d’amphotèrites dans certains textes. Tout comme les chondrites L, les LL sont majoritairement de type 6 (environ 28%). Fait intéressant, si 23% des chondrites de type LL sont des brèches, la majorité de celles-ci se rencontre en fait dans le type LL6. De nombreux, et superbes exemples sont dans ce cas, pour n’en citer que quelques-uns : Ensisheim, Kilabo, Bensour, Benguérir ... 
 
Un intérêt particulier des LL est que l’on peut en rencontrer des types très primitifs, dit non-équilibrés, bien plus régulièrement que dans les autres types de chondrites ordinaires. Lors de la formation des chondrites, les éléments chimiques contenus dans les minéraux sont présent de manière très hétérogène, représentant assez bien la chimie de la nébuleuse primitive. C’est le type 3.0. Par altération, notamment métamorphique, la plupart des chondrites voient ces déséquilibres se résorber, en passant à des types pétrologiques plus élevés (graduellement de 3.0 à 3.9, puis 4, 5, 6 et enfin 7). Les roches chondritiques de type 3.0, 3.1 et 3.2 sont donc des outils plus que précieux pour comprendre la genèse du Système Solaire et l’évolution des corps primitif.

NWA 4843, chondrite LL3.8, trouvaille wwmeteorites