Les
howardites sont nommées d’après le
scientifique anglais Edward Charles Howard qui réalisa et
publia, avec le chimiste français Louis de Bournon, une des
premières descriptions
chimiques d’une météorite
(étude 1802, publication 1804).
Les
howardites font parties du groupe des HEDO (Howardites,
Diogènites, Eucrites,
diogènites à Olivine), ayant pour origine
l’astéroïde Vesta-4. Ces
météorites
sont sans exception bréchiformes, mélange de
roche basaltique (eucrites)
et de
roches plutoniques (diogènites)
avec un ratio
supérieur à 9/1 (en dessous
duquel on a alors à faire à des eucrites
polymictes).
L’origine
de leur formation remonte à un ou plusieurs impacts
très violents qui ont
arrachés une épaisseur importante de la
croûte astéroïdale, libérant
ainsi les
matériaux nécessaires à la
constitution des roches howarditiques (eucrite en
surface et diogènite en profondeur). Les débris
résultant se sont redéposés
à
la surface de Vesta, du fait de la gravité assez importante
de celui-ci, et se
sont réagglomérés.
A
l’instar des roches régolithique de la surface
lunaire, les howardites montrent
un contenu en gaz noble consistant, chimiquement et isoptopiquement,
avec les
valeurs observées dans le vent solaire. Ceci suppose un
temps de séjour en
surface du corps parent plutôt long, permettant
l’établissement d’un
équilibre
chimique relatif avec ce dernier, avant une nouvelle
éjection, due encore une
fois due à un impact. Une des sources actuellement
privilégiées pour les
howardites est un cratère de grande taille
découvert par le télescope spatial
Hubble à proximité du pôle sud de
Vesta-4.
On peut occasionnellement trouver parmi le mélange de fragments rocheux différenciés des matériaux chondritiques, vestiges du ou des corps impacteurs.
K117 (nom provisoire), une howartite typique, trouvaille wwmeteorites