Les
chondrites de type H sont des roches
météoritiques formées dans un milieu
chimiquement assez réducteur, et qui contiennent de ce fait
toujours plus de
12% de fer à l'état libre/natif (d’ou le nom
de type H, pour « High
metal »). Les chondres restent relativement petits, rapportés aux chondres des
autres classes de chondrites ordinaires. Une autre
différence notable avec ces
dernières est l’abondance relative des type
pétrologiques : si les L et LL
sont majoritairement de type 6, les H sont le plus souvent du type 5.
Parmi
les H célèbres, on peut citer la
météorite de Zag, tombée au
début d’août 1998
au sud du Sahara occidental et qui a été
classifiée comme une brèche
régolithique H3-6. Dans les parties de type H4 de cette
superbe météorite,
furent trouvés des cristaux de halite (chlorure de sodium,
même composition
chimique que le sel de table) bleutés, et dans ceux-ci
furent repérées des
inclusions liquides. Rapidement déterminées comme
étant de l’eau, la question
fut de savoir si ces formations étaient le
résultat de la manipulation humaine
et/ou de l’environnement terrestre, ou si il
s’agissait d’eau liquide datant des
tout débuts du Système Solaire.
L’analyse permit de confirmer la deuxième
hypothèse, et l’étude des rapports
isotopiques pour le xénon et l’iode
démontra
même que Zag était une roche chondritique
extrêmement primitive.
S’appuyant sur la découverte de bactérie datées à plusieurs millions d’années et encore fonctionnelle dans des dépôts de halite terrestre, certains scientifiques ont supposés que des météorites tel que Zag pourraient portées en elles des traces de bactéries non-terrestres encore viables. Cette supposition est bien entendue à la limite entre roman d’anticipation/science fiction et théorie scientifique.
Agen, chondrite de type H5 tombée en France en 1814
