Les
chondrite de type CO sont nommées
d’après la première chute du genre,
celle d’Ornans, dans
le département du Doubs (France), le 11 juillet 1868. Le
peintre Gustave
Courbet, originaire de cette ville, a transporté
lui-même une partie de cette
météorite pour la confier au Muséum
d’Histoire Naturelle de Paris. Il est
intéressant de noter que la météorite
d’Ornans ne ressemble paradoxalement que très
peu aux autres membres de sa classe ! Elle possède
une couleur matricielle
« gris souris » au lieu du noir
prononcé rencontré couramment. Elle
est de plus très poreuse « pourtant absorbé
jusqu'à un dixième de son
poids en eau », selon le rapport de
l’Académie des Sciences, là
où les
autres sont plus compactes. Très friable, elle se
réduit facilement en poudre,
faiblement serrée entre les doigts, alors que les CO sont au
contraire
usuellement des roches plutôt solides. Malgré la
rareté de ce groupe, les CO
ont une deuxième représentante
française, la météorite de
Lancé, tombée presque
5 ans jour pour jour après celle d’Ornans.
Un lien a été également fait avec le sous-groupe des pallasites de type Eagle-Station. Ces dernières possèdent des olivines gemmes très riches en fer, noyées dans la matrice métallique riche en nickel, et ayant de très grandes affinités chimique avec les CV/CO. Le métal de ces pallasites étant lui-même proche d’un groupe existant, les sidérites IIF, il à été récemment proposé un modèle de corps parent carboné de cette structure : roches chondritiques en surface, roches métamorphisées (acondrite primitives ou chondrite de type 7, comme les météorites NWA 1839/3133) en moyenne profondeur, une interface cœur/manteau de type Eagle-Station, et un cœur de type IIF. Ce modèle reste toutefois assez simpliste, et même si la tentative est courageuse et esthétique, il est peu vraisemblable que cela corresponde à une réalité quelquonque.
Image prise au microscope électronique à balayage (MEB), d'une section polie de la CO3 K086 (nom provisoire), trouvaille wwmeteorites
