Les
CM sont nommées d’après la
météorite type Mighei, tombée en
Ukraine en 1889.
Ces
météorites, riches en
éléments matriciels (70%) et à
chondres de taille réduite
(0,3mm), présentent en général un
degré d’altération aqueuse plus faible
que
les CI, puisque 96% d’entre elles sont classifiées
CM2. Outre 13 météorites
antarctiques de type CM1, une des exceptions (notable !) est
un
spécimen de
masse estimé à 3mg découvert dans une
lame mince d’échantillon de sol lunaire
(Apollo 11, 1969) qui à été
classé comme CM1 également.
C’est la
météorite de
« Bench Crater »,
première météorite
identifiée sur un corps autre
que la Terre.
Des
études ont permit de démontrer la
présence dans les CM de molécules organiques,
en déséquilibre isotopique avec celles
rencontrées sur notre planète, et donc
clairement d’origine non-terrestre. On en a
recensé jusqu’à 230 dans une seule
météorite,
incluant 92 acides aminés et certaines bases chimiques du
code génétique (advnine, guanine). Il
s’agit généralement de
molécules de petites tailles (de l’acide formique
à
l’adénine), et l’on peut même
parfois
sentir une forte odeur d’acide
acétique (vinaigre) lors de la découpe de
certains spécimens.
La
météorite de Murchison, tombée en
Australie en
En
effet certaines molécules organiques présentent la
propriété d’exister sous
deux formes, dites énantiomères,
c'est-à-dire
ayant une composition globale identique
mais avec des structures en faisant des images l’une de
l’autre dans un miroir,
non superposables donc, tout comme votre main gauche et votre main
droite
l’une par
rapport à l’autre. C’est Pasteur qui mis
en
évidence ce fait au début de sa
carrière, et l’on à depuis appris que
le monde vivant n’utilise en général
que
l’une des deux formes en fonction du composé.
Or ce déséquilibre dans l’univers biotique n’était pas expliqué, puisque toutes les réaction chimiques, y compris certainement celles à l’origine de la vie sur Terre, donnent autant de molécules de forme D que de molécules de forme L. Mais si l’on considère un ensemencement de notre planète par des molécules préférentiellement d’une forme plutôt que d’une autre, car originaires des chondrites de type CI ou CM, cela pourrait finalement apporter un début de réponse.
NWA 3340, une CM2-Anormale découverte par wwmeteorites
