Les chondrites de
type CK sont
nommées d’après la
météorite de Karoonda, tombée en
Australie en 1930. Le nombre de météorites de
cette classe est resté très
limité jusqu’à la découverte
de la richesse des déserts chauds et froids en ce
qui concerne la recherche de météorites.
On
a pendant très longtemps pensé que comme les
autres chondrites carbonées, les
CK restaient proches du type primitif, le type 3 (la
majorité étaient soit
classifiées
CK3, soit CK4). La découverte de
météorites de
types CK5 puis CK6 a montré qu'une
l’altération
métamorphique, même intense, était
monnaie courrante pour ce groupe de chondrites,
au contraire des autres classes de chondrites carbonées
où cela
reste exceptionnel.
Paradoxalement, c’est justement dans les classes normalement pétrologiquement les plus
primitives (CV, CR ... toutes de type 3) que les exemples les plus
métamorphisés on été
découvert (CV7,
CR7... presques des achondrites
primitives). Les CK qui sont elles couramment de type
pétrologique bas à élevé
(3, 4, 5, et 6) n’ont pas
de représentante en type 7!
De nature
très oxydées et très riches en matrice
(75%), les CK sont
rapprochées des CO
et des CV de par leur rapport
isotopique de l’oxygène et
de par certains comportements chimiques proche. Il est
d’ailleurs
à noter que quelques
membres désormais
connus pour être des
chondrite CK, furent
tout d’abord classifiés en CV4 ou
CV5...