Les
CI sont nommées d’après la
météorite type d’Ivuna,
tombée en Tanzanie le 16
décembre 1938. Il est a remarquer que le nom de ce groupe ne
découle pas, comme
c’est l’habitude, de la première chute
observée, celle d’Allais (France 1806).
Les
Chondrite CI sont toutes sans exceptions du type
pétrologique 1,
ce qui
dénote un degré d’altération
aqueuse
très élevé. La matrice, qui
représente
à
elle seule environ 99% du volume de ces chondrites, contient
une
part
très importante d’eau d’origine
non-terrestre (por ne pas dire extra-terrestre)
emprisonnée dans les structures
minérales (environ 1/5 en poids). Pour cette raison, mais
aussi
de par la très
grande richesse en éléments carbonés
des CI, on
pense que la majorité du
carbone et de l’eau présente sur Terre
actuellement
provient d’un bombardement
météoritique intensif, occurrent pendant les
premiers 750
millions d’années de
l’histoire de la Terre (de 4,55 à 3,8 milliards
d’années).
La détermination
des
rapports isotopique de l’oxygène de
l’eau contenue
dans ces météorites en
apporte la preuve.
Leur
rôle dans l’histoire de notre planète ne
se serait pas limité pas à un apport
d’éléments bruts. Certaines
études anciennes sur la plus grosse CI connue,
celle d’Orgueil (France 1864), visaient à
démontrer la présence de
« micro-organismes » et de
« spores » dans la roche
extra-terrestre, ce qui auraient expliqué
l’apparition de la vie sur Terre
par une contamination météoritique. Cette
thèse fut repris dans les années 1960
(Claus et Al. 1962, Fitch et Anders 1963). Le point point culminant de
cette hypothèse a été
la
prétendue découverte à Montauban en
1965 de « graines de vie» dans un
échantillon conservé à
l’intérieur d’une fiole
scellée depuis la chute. Ces
découvertes furent bien entendu
discréditées, les micro-organisme ayant
été
déposés sur la météorite
durant son séjour terrestre (le contaminant
contaminé !!!), mais cette idée permis
l’émergence d’un paradigme
important :
En
effet, d’autres études, plus sérieuses
et plus rigoureuses, on permis de
démontrer la présence de molécules
organiques dans les chondrites de type CI et CM
(en
déséquilibre isotopique avec les
molécules terrestre et donc non-indigènes). On
en a recensé jusqu’à 230, incluant 92
acides aminés, les bases du monde vivant,
ainsi que la guanine et l’adénine, deux des quatre
bases du code génétique. Ces
faits sont maintenant bien acceptés par la communauté
scientifique, même si les
conclusions quant au rôle de ces molécules
dans le phénomène
d’émergence
de la vie varient.
S’il
existe une possibilité que les CI soient à
l’origine de la vie sur notre
planète, il peut être intéressant de
connaître leurs propres origines ! La
composition chimique relative de ces
météorites est identique à celle
observée pour le Soleil, aux éléments
volatiles près (H, He, Ne, …). Cela
permet d’affirmer qu’il s’agit de
fragments de noyeaux cométaires, originaire
de la zone du Système Solaire appelee nuage de Oort
(distance au Soleil : de
50 à 150 000 orbite teretsres). En effet ces
« boules de neige
sale » que sont les comètes sont
tout comme les CI (et accesoirement les
CM) très riches en eau et en molécules organiques
et montre une correlation
spectroscopique assez bonne.
