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Les Aubrites


Les aubrites tirent leur nom de la chute d’Aubres (France, 1836). Il s’agit de l’une des trois météorites françaises qui a donnée son nom à un groupe de météorites, avec Ornans (pour les CO) et Chassigny (le C dans les SNCO martiennes). 
 
Les aubrites sont presque totalement composées de pyroxène magnésien (clinopyroxène), tout comme les chondrites à enstatite, mais avec uns structure bien différente. Le faciès des aubrites montre en effet des phénocristaux (centimétriques a décimétriques) brisés et réagglomérés à la suite d’un impact très violent, avec parfois des inclusions xénolithiques. La composition isotopique de l’oxygène est concordante entre chondrite à enstatite et aubrites, ce qui dénote une même zone de formation dans le Système Solaire primitif et probablement un lien génétique entre les deux groupes. Ces rapports isotopiques positionnent aussi les aubrites et les chondrites à enstatite sur la « ligne de fractionnement de masse terrestre », dans le diagramme qui permet généralement de discriminer météorites (en dehors de celle-ci) et roches terrestres (sur celle-ci). Cette anomalie peut s’expliquer par le fait que l’on considère les roches à la base de la formation de notre planète comme étant chimiquement similaires aux aubrites et chondrites à enstatites. 
 
Contrairement à tous les autres groupes d’achondrites qui ont vu leur nombre augmenter en flèche depuis la découverte de nouveaux spécimens dans les déserts chauds, les 14 membres des aubrites sont représenté par 9 chutes observées et 5 trouvailles. 
 
De nombreuses aubrites présentent des histoires ou caractéristiques particulières, mais celle qui est sans doute la plus intéressante est l’aubrite de Cumberland Falls (Kentucky, 1919), qui inclue comme xénolithes des fragments de chondrites riches en forstérite (chondrite F), que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Cumberland Falls