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Les Anorthosites (LUN-A)


Les roches météoritiques d’origine lunaire sont représentées par environ 90 membres, et une cinquantaine seulement si on exclu les chutes multiples utilisant un numéro de classification officiel différent pour chaque spécimen recouvré. Ces roches, tout comme celles rapatriées par les missions Apollo, montrent une très grande diversité chimique et minéralogique. Pour mettre de l’ordre dans les référencements, la classification officiellement utilisée en ce moment permet une subdivision en trois grands groupes, avec comme discriminant l’analyse chimique qui utilise : 
 
       * La concentration en aluminium, généralement rapportée comme masse de Al2O3 présente dans l’échantillon 

       * Le rapport entre oxyde ferreux et oxyde magnésien, généralement rapporté comme le rapport massique MgO/[MgO+FeO] 

     * La présence d’éléments traces comme les lanthanides, phosphore, potassium. Le thorium est un bon outil, très utilisé, du fait de la cartographie précise réalisée en orbite lunaire pour cet élément dans le sol sélène (Lunar Prospector, 1998-1999)  

       * Les éléments sidérophilines (pour les brèches) et l’oxyde de titane (pour les mare basalte) aident aussi à l’affinage de la classification, ainsi qu’à la recherche fondamentale. 
 
 
Les anorthosites, composées en majorité voir totalement par le feldspath sodi-potasique qu’est l’anorthose, proviennent de ce que l’on pourrait appeller les « highland » lunaires, plus proches équivalents de ce que l’on nomme sur Terre les plateaux continentaux. Ce sont des météorites bréchiformes tendant à être monomicte avec un contenu assez élevé de calcium et aluminium, contrairement aux roches (basaltiques) provenant des mers lunaires. Leur âge de cristallisation, proche de l’âge de formation de la Lune, démontre qu’il s’agit des recliquas de la croute primitive de ce corps.

DAG 400, météorite de type brèche anorthositique